Le peuple Mozabite est il persona non gratas en Algerie ?

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Le peuple Mozabite est il persona non gratas en Algerie ?

Message  edourad le Mer 19 Nov - 6:51

Le peuple Mozabite est il persona non gratas en Algerie ?


En Algérie, tous les problèmes découlent de l’incompétence des dirigeants. En fait, que les caisses de l’Etat soient vides ou pleines, les crises se multiplient sans que le pouvoir ne parvienne à les solutionner. A ce propos, la crise de la vallée du Mzab en est un parfait exemple illustratif. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que dans cette affaire le laxisme des autorités met sérieusement en péril l’avenir de la communauté mozabite. Car, depuis le mois décembre 2013, celle-ci vit dans un climat de violence. En 8 mois, elle a enregistré la mort de 11 des siens et plus de 70 blessés. Et s’elle paye ce lourd tribut, c’est parce que cette minorité n’est pas protégée. Sans avoir le parti pris –tous les Algériens doivent être traités avec le même égard –, il n’en reste pas moins que dans ce conflit les mozabites en souffrent terriblement.


De toute évidence, la recrudescence de la violence, notamment depuis le début du mois sacré, corrobore amplement cette thèse. Bien que les dirigeants claironnent –à qui veut les entendre bien sûr –que la crise de la vallée du Mzab constitue leur priorité, la réalité du terrain indique l’inverse. Le sang des mozabites continuent encore de couler. Ceci est dû surtout au traitement impartial entre les habitants de la ville de Ghardaïa. Les vidéos qui circulent sur internet montrent le parti pris flagrant des services de sécurité en faveur de l’autre communauté belligérante, les Châambas. Que reste-t-il du coup de crédibilité à un régime qui discrimine les enfants du même pays ? D’ailleurs, si le problème perdure encore, c’est parce que la loi n’est pas appliquée de façon irréprochable. Or, dans la vallée du Mzab, il y a une seule communauté qui morfle.


Dans leur ultime recours, les représentants de la communauté mozabite s’en remettent directement au chef de l’Etat. Va-t-il prendre au sérieux cette doléance ? On le souhaite vivement, mais ce n’est pas vraiment sûr. En 2001, lors des événements de Kabylie, le chef de l’Etat –bien qu’il ait été en bonne santé –n’a pas levé le doigt pour éteindre le feu de la discorde dans la région. En tout impunité, les gendarmes ont tué, rappelons-nous bien, 127 jeunes. La plupart d’entre eux ont reçu des balles dans le dos. Mais, s’il manifeste, cette fois-ci, la volonté de mettre fin à la crise, on devra saluer sans ambages cette initiative. Car, chaque vie algérienne épargnée est un effort à encourager.


En plus, puisque tout au long de la campagne électorale d’avril dernier, Abdelaziz Bouteflika a été présenté comme le Roosevelt algérien –même malade, il est plus intelligent et plus fort que tous les Algériens réunis, nous dit-on –, cette crise ne devrait pas être plus compliquée pour lui. Et qui plus est les Mozabites ne demandent que l’application des lois de la République. Mais, dans le cas où il n’y a pas de suite à leur doléance, il faut s’attendre à ce que les idées extrémistes gagnent du terrain. D’ailleurs, le MAK, en Kabylie, n’est-il pas né en réaction à l’incurie des dirigeants. Bien que la population locale ne l’ait pas suivi et ne le suive pas, il n’en demeure pas moins que le mouvement autonomiste progresse de façon inquiétante. Ce risque est malheureusement présent dans la vallée du Mzab.


En guise de conclusion, il va de soi que la crise qui perdure à Ghardaïa traduit l’échec du régime dans sa façon de répondre aux crises par des solutions sécuritaires. En outre, la localisation du conflit aurait dû faciliter la tâche au régime, s’il n’était pas impartial. Hélas, pour se faire entendre, les Mozabites sont obligés de se déplacer à Alger pour crier leur colère. Leurs slogans résument en effet l’impuissance du régime à résoudre le conflit. « Où sont les promesses de Sellal ? Où est l’autorité de l’Etat ? Que cesse l’impunité », sont entre autres les mots d’ordre scandés à Alger. Enfin, au-delà de la responsabilité du pouvoir, le peuple algérien, et ce, de façon plus générale, n’est pas exempt de reproches. A chaque fois d’une partie du pays est persécutée, les réactions –quand il y en a bien évidemment –sont désordonnées et sporadiques. Pourvu que la crise ne touche pas son patelin, l’Algérien n’est pas trop solidaire des autres. Ceci est aussi valable pour la classe politique. Mis-à-part le FFS, celle-ci se manifeste par parcimonie.


Boubekeur Ait Benali
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edourad

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Re: Le peuple Mozabite est il persona non gratas en Algerie ?

Message  edourad le Mer 19 Nov - 6:58

En Algerie le petrole n'est pas pour Mzab !

Voici comment vit le peuple Amazigh Mzab a Ghardaia en algerie par exemple, cette photo est recente est renseigne sur le social des Amazigh dans ce pays qui chaque jour engrange des milliards en exportant gaz et petrole /////....


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